On sait tous qu'il faudrait y penser. Et pourtant, préparer sa retraite financièrement reste l'une des choses qu'on remet le plus facilement à demain. Le problème : à la retraite, les revenus baissent en moyenne de 25 à 40 % chez un salarié du privé. Ce n'est pas une catastrophe si on l'anticipe. C'est en revanche difficile à rattraper si on s'y prend trop tard. Ce guide vous explique concrètement quoi faire, à quel âge et avec quels outils.
Résumé
- À la retraite, un salarié du privé peut perdre jusqu'à 40 % de ses revenus par rapport à ceux de sa vie active.
- Plus vous commencez tôt, plus l'effort mensuel est réduit : l'épargne à long terme travaille pour vous.
- Les deux enveloppes clés sont le PER (avantage fiscal immédiat) et l'assurance vie (souplesse et transmission).
- Chaque âge a sa stratégie : dynamique à 30 ans, équilibrée à 40 ans, sécurisée à 50 ans.
- Quelques erreurs classiques peuvent coûter cher : attendre trop longtemps, rester 100 % en sécurité ou oublier de vérifier son relevé de carrière.
Pourquoi préparer sa retraite plutôt que d'attendre ?
La retraite par répartition vous verse une pension calculée sur vos trimestres cotisés et votre salaire annuel moyen. C'est la base. Mais cette base ne suffit généralement pas à maintenir votre niveau de vie.
Pour un salarié du privé, le taux de remplacement (la part de son dernier salaire versée à la retraite) est compris entre 50 et 60 %. Pour un indépendant ou un auto-entrepreneur, il est souvent encore plus faible. Pour en savoir plus sur ce cas spécifique, consultez notre article sur la retraite auto-entrepreneur.
Concrètement, si vous gagnez 3 000 euros nets aujourd'hui, vous en toucherez peut-être entre 1 600 et 1 800 euros à la retraite. La différence, c'est à vous de la construire. Et le seul levier sur lequel vous avez vraiment la main, c'est l'épargne.
Combien faut-il mettre de côté pour avoir 1 000 euros de complément par mois ?
C'est une question très fréquente, et la réponse dépend surtout de l'âge auquel vous commencez.
- À 35 ans, avec 30 ans devant vous : environ 200 à 250 euros par mois, bien investis, peuvent suffire.
- À 45 ans, avec 20 ans devant vous : il faut plutôt compter 400 à 500 euros par mois.
- À 55 ans, avec 10 ans devant vous : l'effort mensuel nécessaire dépasse facilement 800 euros.
Le temps est votre meilleur allié. Chaque année perdue se paie doublement plus tard.
Préparer sa retraite selon son âge : les bons réflexes à chaque étape
A 30 ans : poser les bases
À 30 ans, la retraite semble loin. C'est précisément pour ça que c'est le meilleur moment pour commencer. Vous avez 30 à 35 ans d'épargne devant vous. Les intérêts composés jouent pleinement en votre faveur.
L'objectif de cette période : ouvrir les bonnes enveloppes et prendre l'habitude d'épargner régulièrement, même modestement.
- Ouvrez un livret d'épargne pour votre épargne de sécurité (3 à 6 mois de dépenses courantes à mettre de côté en priorité).
- Commencez à alimenter une assurance-vie, même avec 50 ou 100 euros par mois. Après 8 ans, vous bénéficiez d'une fiscalité allégée sur vos gains.
- Si vous payez de l'impôt, le PER est intéressant : vos versements sont déductibles de votre revenu imposable. Un euro d'épargne vous coûte moins qu'un euro, selon votre tranche d'épargne.
- Privilégiez des supports dynamiques (actions, ETF) : vous avez le temps d'absorber les fluctuations du marché.
A 50 ans : sécuriser progressivement
À 50 ans, la retraite se rapproche. Il est temps de réduire progressivement la part de risque dans votre épargne, sans pour autant tout placer sur des supports sans rendement.
L'objectif : protéger ce que vous avez construit tout en continuant à faire fructifier ce qui reste loin de la retraite.
- Dans votre assurance-vie, faites glisser une partie de votre épargne vers le fonds en euros (capital garanti).
- Le compte a terme peut être une option intéressante pour placer une somme à taux fixe sur une durée d’un an, sans surprise.
- Estimez précisément votre future pension via le simulateur officiel (info-retraite.fr) pour savoir exactement de combien vous aurez besoin en complément.
- Si vous avez un PER, commencez à réfléchir au mode de sortie : capital, rente ou mix des deux.
Les produits d'épargne retraite : lesquels choisir ?
Il n'y a pas un seul bon produit. Il existe une combinaison intelligente adaptée à votre situation, à votre horizon et à votre niveau d'imposition.
Le PER (Plan d'Épargne Retraite) : l'avantage fiscal immédiat
Le PER est le produit spécifiquement conçu pour la retraite.
Son gros atout : les sommes versées sont déductibles de votre revenu imposable, dans la limite d'un plafond annuel. En 2026, ce plafond atteint 37 680 euros pour un salarié.
En pratique, si vous êtes imposée à 30 %, verser 1 000 euros sur votre PER vous coûte 700 euros net. L'État finance une partie de votre épargne retraite.
En contrepartie, l'argent est bloqué jusqu'à la retraite, sauf dans des cas exceptionnels (accident de la vie, achat de la résidence principale). C'est un engagement à long terme.
Le PER est fait pour vous si vous payez de l'impôt, avez un horizon de plus de 10 ans et avez déjà une épargne disponible par ailleurs.
L'assurance-vie : la souplesse avant tout
L'assurance-vie est le placement préféré des Français, et pour de bonnes raisons. Vous pouvez retirer votre argent quand vous le souhaitez, l'investir sur des supports sécurisés (fonds euros) ou dynamiques (unités de compte), et bénéficier d'une fiscalité attractive après 8 ans de détention.
Elle est également un excellent outil de transmission : les capitaux versés à vos bénéficiaires échappent en grande partie aux droits de succession.
L'assurance vie est faite pour vous si : vous voulez garder de la souplesse, preparer aussi d'autres projets (travaux, aider vos enfants...) et optimiser votre succession.
Les deux ensembles : une stratégie efficace
Dans la plupart des cas, la stratégie la plus judicieuse consiste à combiner les deux. Le PER réduit vos impôts pendant la phase d'épargne. L'assurance-vie reste disponible et offre de la flexibilité. Ce n'est pas l'un ou l'autre, c'est l'un et l'autre.
Les erreurs classiques qui coûtent cher
- Attendre le "bon moment" : il n'existe pas. Chaque année perdue est une année de capitalisation en moins.
- Rester 100 % sur le fonds en euros : les fonds sécurisés sont utiles, mais rendent trop peu sur le long terme. À 30 ou 40 ans, un peu de risque est justifié.
- Ne pas vérifier votre relevé de carrière : des trimestres non valides ou un employeur qui n'a pas déclaré correctement ses trimestres peuvent réduire votre pension de façon invisible.
- Ne pas diversifier : mettre toute son épargne dans un seul produit expose inutilement au risque et prive d'autres avantages fiscaux.
- Tout sortir en capital à la retraite sans réflexion : selon votre situation, une sortie partielle en rente peut être plus avantageuse. Pensez-y en amont.
Et Monabanq dans tout ça ?
Préparer sa retraite financièrement, ça ne nécessite pas d'être expert. Ça nécessite d'agir, même modestement, et de choisir les bons outils. Chez Monabanq, on vous propose des solutions simples pour commencer ou renforcer votre épargne retraite : un PER pour réduire vos impôts aujourd'hui, une assurance-vie pour garder de la flexibilité, et des conseillers disponibles pour vous aider à y voir clair.
Parce qu'une bonne retraite, ça se prépare avec une banque qui prend le temps de vous comprendre.