Reconversion professionnelle à 50 ans, faites-vous plaisir !

Dernière modification : 15/01/2018

A 50 ans, il n’est jamais trop tard pour changer de métier ! Rupture de contrat, subie ou voulue, longue période de chômage… La reconversion professionnelle touche les quinquagénaires.

Reconversion professionnelle à 50 ans

La reconversion professionnelle des quinquagénaires leur permet d’exercer le métier de son rêve. © Caiaimage/Tom Merton/gettyimages

L'essentiel

  • Un tiers des quinquas a déjà changé de métier suite à une rupture de contrat
  • A 50 ans, la reconversion professionnelle est l’occasion de se faire plaisir
  • Changer de métier mérite réflexion car l’échec est plus compliqué à gérer à cet âge
  • Le Compte personnel de formation rassemble souvent de nombreuses heures
  • Des compétences peuvent être mises en valeur par la VAE

Envie d’artisanat

Il n’y a pas d’âge pour exercer le métier de vos rêves ! Vous êtes cadre et salarié depuis vingt ans dans une grande société, mais l’envie de devenir ébéniste vous titille depuis toujours. A 51 ans, le risque est pourtant grand et vous privilégiez logiquement la sécurité de l’emploi. La solution ? Présentez-vous dans le bureau de votre patron et demandez-lui un congé sabbatique. Ce congé vous permettra de rebondir en cas d’échec de votre projet de reconversion professionnelle. Si cela ne fonctionne pas, vous retrouverez votre place dans l’entreprise au terme du congé.

Durant cette année sabbatique (ou congé pour création d’entreprise), vous vous formerez à votre nouveau métier et peaufinerez votre projet de reconversion professionnelle. Faire ce choix ne relève plus de l’exception chez les quinquas.

Autre option pour ce salarié de 50 ans, remplir un dossier de Congé individuel de formation (CIF). Attention, les deux solutions, CIF et congé sabbatique, ne peuvent être cumulées.

Une reconversion en mode plaisir

Votre reconversion professionnelle est le fruit d’une longue réflexion. La perspective de changer de voie à 50 ans vous offre aussi l’occasion de vous faire (enfin !) plaisir. N’ignorez pas la prise de risque de changer de métier, à quelques années de la retraite. Gardez bien à l’esprit que votre reconversion doit être d’autant plus réussie car vos possibilités de rebondir seront minces.
Pour vous rassurer, dîtes-vous bien que certains salariés, dans votre cas, n’ont pas hésité à franchir le pas. Selon l’Insee, un tiers des plus de 50 ans ont profité, sans hésiter, d’une rupture de contrat de travail (voulue ou subie) pour changer de vie.

A 50 ans, plusieurs solutions s’offrent à vous

Vous avez 50 ans ? Envie de reconversion professionnelle ? Vous n’avez pas (ou peu) utilisé vos droits à la formation et vous disposez d’un nombre d’heures important. En général, le Compte personnel de formation (CPF) des salariés est plein. Vos heures restent acquises que vous ayez changé d’employeur ou tout simplement perdu votre emploi.

Concrètement, votre compte est alimenté à raison de 24 heures par an jusqu’au plafond de 120 heures, puis 12 heures par an jusqu’à 150 heures, si vous êtes salarié à plein temps. Le CPF a remplacé le Droit individuel à la formation (DIF) en janvier 2015, vos heures de formation acquises au titre du précédent dispositif doivent être utilisées avant le 31 décembre 2020. 

Le CPF entre dans le cadre plus global du nouveau Compte personnel d’activité (CPA). Si vous souhaitez changer de voie, associez celui-ci à un Congé individuel de formation (CIF) et à un contrat de professionnalisation. Par ailleurs, vous pouvez désormais accumuler des points, notamment pour accéder à une formation dans le cadre du Compte de prévention pénibilité (C3P). Côté bilan de compétences, vous devez justifier de cinq années consécutives sous le statut de salarié pour en bénéficier durant vos heures de travail.

Le bénévolat compte aussi comme reconversion

A 50 ans, vous possédez, par définition, d’une certaine expérience de la vie. Toutes vos compétences peuvent être mises en valeur, grâce à la Validation des acquis de l’expérience (VAE) et, depuis peu, au Compte d’engagement citoyen (CEP). Durant votre vie, vous avez déjà œuvré comme bénévole au sein d’une association. Sachez que 200 heures d’activité bénévole vous donnent droit, depuis janvier 2017, à 20 heures supplémentaires sur votre CPF. Pour l’instant, cette disposition concerne uniquement les salariés et les demandeurs d’emploi. 

Vous voulez réellement changer de voie ? Pensez à vous faire accompagner dans le cadre du Conseil en évolution professionnelle. Contactez l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), l’Opacif ou votre mission locale. Si vous êtes au chômage, tournez-vous vers Pôle Emploi.