Guillemette Crozet, la maturité en gage de réussite

Dernière modification : 26/03/2018

Devenue freelance dès la sortie de ses études, Guillemette Crozet a tout d’abord pris la décision de tout arrêter pour s’orienter vers un statut de salariée, avant, de redevenir indépendante douze ans plus tard. Elle détaille son parcours et revient sur la nécessité de bien connaître son métier avant de se lancer dans une activité en freelance.

Guillemette Crozet a pris les services d'un coach professionnel au moment de reprendre une activité de freelance.

Guillemette Crozet a pris les services d'un coach professionnel quand elle a repris une activité de freelance. @D.R.

Avoir une maturité professionnelle

Devenir freelance ne s’improvise pas. « Ça s’apprend plutôt », corrige Guillemette Crozet. « Il est indispensable d’être mature professionnellement. Quand on s’apprête à entrer dans le monde du travail, il ne faut croire que tout va tout de suite tourner dans son sens. Pour certains, ça marche, et tant mieux, mais pour moi, ça n’a pas été le cas ». Aujourd’hui graphiste d’information, datavisualiste et cartographe, Guillemette Crozet a tout d’abord appris de ses erreurs pour mieux comprendre les principes du travail en freelance. Dès la fin de ses études, il y a 12 ans, elle s’est lancée « dans l’inconnue ». « Et j’ai vite compris que j’allais droit dans le mur par méconnaissance. Je ne savais pas faire une facture ni gérer ma communication avec les clients. J’avais absolument besoin de m’aguerrir ».

Bien apprendre son métier avant tout

Au bout de deux ans, Guillemette Crozet a donc décidé de quitter provisoirement son statut de freelance pour devenir salariée. « Je devais absolument apprendre pour asseoir mes compétences et prendre confiance dans mon métier ». Cet apprentissage se fait tout d’abord à l’Agence France Presse (AFP) au service infographie puis au sein de l’Institut d’Aménagement et d’Urbanisme (IAU) de la Région Ile-de-France. « Redevenir salariée a été une sage décision car j’ai vraiment pu apprendre mon métier ».

Un coach pour (re)devenir freelance

Douze ans plus tard, Guillemette Crozet réitère l’expérience en freelance. Désormais souple, polyvalente, expérimentée et réactive, elle a suffisamment de cordes à son arc pour ne plus revenir en arrière. De plus, afin de mettre un maximum de chances de son côté et réussir enfin le grand saut vers le travail indépendant, elle s’adjoint les services d’un coach professionnel. « Il m’a aidé à poser les premiers jalons de mon projet. J’avais surtout besoin de me rassurer pour évacuer cette première expérience qui n’avait pas été bonne », explique-t-elle. « Ce coach m’a aidé à sortir du statut de salarié où j’avais des supérieurs, vers ce statut de freelance qui n’est pas forcément rassurant car il est parfois difficile d’avoir de la visibilité ».

Trouver la bonne banque pour son projet professionnel

Son conseil, avant de quitter son statut de salarié, puis de se lancer dans une activité de freelance : « Avoir déjà un premier client. C’est simple, quand j’ai quitté ma dernière entreprise pour lancer mon activité, j’avais déjà une commande. J’ai donc pu assurer mon premier mois de freelance avec mon dernier salaire en attendant d’être payée de ma première prestation ». Autre recommandation, et pas des moindres « trouver une banque qui vous accompagne avec votre compte professionnel ». « La banque doit être un partenaire dans le projet, ce qui sous-entend qu’elle doit comprendre et accepter qu’on ne peut pas avoir des rentrées d’argent le 25 de chaque mois comme un salarié. Certains mois, je peux être à découvert de 1 500 euros car j’attends le règlement d’une facture de 9 000 euros ».

Le coworking, l’endroit idéal pour se constituer un réseau

Savoir s’entourer des bonnes personnes est aussi un gage de réussite dans une activité de freelance.  Au moment de se lancer dans son activité d’indépendante, Guillemette Crozet s’est ainsi rapprochée de la Maison des Artistes, organisme social des indépendants. Travailler dans un espace de coworking, comme Mutinerie, a aussi été l’occasion de se constituer un réseau, de prendre conseil. « Le réseau est essentiel quand on est freelance. Rencontrer d’autres personnes ouvre l’esprit, et permet aussi de travailler ensemble sur certains projets ».