Vous avez déjà vu passer une ligne un peu mystérieuse sur votre relevé de compte ?
“Commission d'intervention”, “frais de tenue de compte”, “frais pour opération hors zone
euro”... Pas toujours simple de comprendre ce qu'on vous facture, ni pourquoi. Pourtant, une
fois qu'on sait à quoi correspondent ces frais, c'est beaucoup plus facile de les anticiper et parfois de les éviter. On vous explique tout.
- Les frais bancaires se divisent en deux grandes catégories : les frais liés aux services de gestion de compte (tenue de compte, carte bancaire, virements spécifiques, opérations à l'étranger) et les frais d'incident (commission d'intervention, découvert non autorisé, rejet de prélèvement ou de chèque).
- La loi encadre strictement les frais d'incident : commissions d'intervention plafonnées à 8 € par opération (80 € par mois maximum), rejets de prélèvement limités à 20 €, rejets de chèque plafonnés en fonction du montant du chèque (jusqu'à 50 €). Depuis 2025, les frais de succession sont également encadrés.
- Les montants varient selon les établissements : chaque banque définit sa propre grille tarifaire pour les services courants. C'est pourquoi il est utile de comparer les offres en fonction de vos usages réels.
- On peut limiter les frais d'incident en surveillant régulièrement son solde, en activant des alertes et en connaissant ses dates de prélèvement. En cas d'erreur sur votre relevé, vous pouvez demander un remboursement si la contestation est justifiée.
C'est quoi exactement, les frais bancaires
Les frais bancaires sont les montants que votre banque vous facture. Ils se répartissent en deux catégories principales :
- Les frais de gestion de compte correspondent au coût des services que vous utilisez au quotidien : tenue de compte, carte bancaire, certains virements particuliers et opérations à l'étranger. Ils peuvent être réguliers (comme la cotisation de votre carte) ou ponctuels (comme un virement vers l'étranger).
- Les frais d'incident interviennent quand une opération ne se passe pas comme prévu : découvert non autorisé, prélèvement rejeté faute de provision, chèque sans provision... Ces frais peuvent s'accumuler rapidement, d'où l'intérêt de bien les comprendre pour les éviter. Le montant de ces frais varie d'une banque à l'autre. Certains sont encadrés par la loi, d'autres dépendent de la politique tarifaire de chaque établissement.
Les frais de gestion de compte
La tenue de compte
Chaque fois que vous faites un virement, un paiement ou un retrait, votre banque traite l'opération, la sécurise, la conserve. Cela demande des outils, des équipes, de la maintenance. Certaines banques facturent ces coûts via des « frais de tenue de compte », d'autres les intègrent dans d'autres services ou ne les facturent pas séparément.
La carte bancaire
La cotisation de carte couvre généralement les services associés : remplacement en cas de perte, assurances voyage, garanties sur vos achats, assistance à l'étranger... Plus votre carte offre de services, plus la cotisation est élevée. Cette cotisation peut être annuelle ou mensuelle selon les établissements — chez Monabanq, elle est mensuelle.
Les virements et prélèvements
En France et en Europe (plus précisément dans la zone SEPA), les virements et prélèvements classiques sont gratuits : c'est la règle. Les frais apparaissent surtout quand vous sortez du cadre habituel : un virement vers un compte hors zone SEPA ou une opération qui nécessite une intervention particulière de votre banque.
Les frais à l'étranger
En France et dans la zone SEPA, les virements et prélèvements classiques sont gratuits : c'est la règle. Les frais apparaissent surtout quand vous sortez du cadre habituel : un virement vers un compte hors zone SEPA ou une opération qui nécessite une intervention particulière de votre banque.
Vous payez en livres sterling à Londres ou vous retirez des dollars au distributeur à New York ? Deux types de frais peuvent s'appliquer :
- Les frais de conversion : votre banque convertit la devise (euros vers dollars, par exemple) via les réseaux internationaux (Visa, Mastercard). Un taux de change et parfois une commission s'appliquent.
- Les frais de retrait à l'étranger : attention, ce n'est pas votre banque qui facture ces frais, mais la banque propriétaire du distributeur où vous effectuez le retrait. Le montant varie selon les pays et les établissements locaux.
Certaines cartes incluent des paiements gratuits à l'étranger. Si vous voyagez souvent, une carte bancaire internationale adaptée peut faire la différence.
Les frais d'incident
C'est souvent là que ça pique. Les frais d'incident s'appliquent lorsque quelque chose ne se passe pas comme prévu sur votre compte.
- La commission d'intervention : votre banque la facture lorsqu'elle doit analyser une opération alors que votre solde est insuffisant ou que vous dépassez votre découvert autorisé. Elle vérifie, décide si elle le laisse passer ou non et facture ce travail d'analyse.
- Les frais de découvert non autorisé : si vous dépassez la limite de découvert accordée, des frais supplémentaires (intérêts débiteurs) s'appliquent. Ces frais sont distincts des commissions d'intervention.
- Les frais de rejet : quand un prélèvement, un chèque ou un paiement ne peut pas passer faute d'argent disponible sur votre compte. Par exemple, si votre opérateur de téléphonie tente de prélever votre facture et que votre compte n'a pas la provision nécessaire, le prélèvement est rejeté et des frais tombent.
Ces frais d'incident peuvent s'accumuler rapidement. On y revient plus bas avec quelques conseils pour les éviter.
Ce que dit la loi sur les frais bancaires
Les plafonds qui vous protègent
Les frais d'incident sont encadrés par la loi. Vous ne pouvez pas vous retrouver avec une facture astronomique pour un découvert de quelques euros.
- Les commissions d'intervention sont plafonnées à 8 € par opération, avec un plafond de 80 € par mois. Si vous êtes en situation financière fragile et que vous avez souscrit une offre spécifique, ces plafonds sont ramenés à 4 € par opération et 20 € par mois.
- Les frais de rejet d’un prélèvement ne peuvent pas dépasser 20 € par opération.
- Les frais de rejet de chèque varient selon le montant du chèque rejeté, mais sont plafonnés à 30 € pour les chèques de moins de 50 € et à 50 € pour les chèques de 50 € et plus.
En revanche, les frais de tenue de compte, de carte bancaire ou d'opérations à l'étranger ne sont pas encadrés. Chaque banque fixe ses tarifs. D'où l'intérêt de comparer.
Vos droits : comprendre ce qu'on vous facture
La loi est claire : vous avez le droit de savoir à quoi correspondent les frais prélevés par votre banque.
Votre banque doit afficher ses tarifs de manière lisible et vous les communiquer à tout moment. Si elle change ses prix, elle doit vous prévenir au moins deux mois à l'avance. À réception de votre relevé de compte, si une ligne vous semble anormale, vous pouvez demander des explications, contester, et en cas d’erreur avérée, votre banque doit vous rembourser.
Les frais en cas de décès : ce qui a changé en 2025
Quand une personne décède, sa banque doit sécuriser les fonds, rassembler des informations et préparer le transfert aux héritiers. Ces démarches engendrent des frais.
Depuis novembre 2025, une nouvelle réglementation encadre ces frais. Les banques ne peuvent plus facturer plus de 1 % des avoirs du défunt, dans la limite de 850 €. Et dans certains cas, c'est gratuit : si le défunt avait moins de 5 910 € sur ses comptes, s'il était mineur, ou si la succession est simple. La banque a aussi l'obligation d'accompagner les héritiers : expliquer les démarches, fournir les documents, détailler les frais et respecter des délais raisonnables.
L’objectif, c’est de simplifier une étape déjà difficile.
Pourquoi les frais varient-ils d'une banque à l'autre ?
Les banques traditionnelles
Elles ont des agences, des automates pour déposer vos chèques et un réseau physique à entretenir. Tout cela représente des coûts, qui peuvent se refléter dans leurs tarifs.
Les banques mutualistes
Leur modèle est différent. Elles appartiennent à leurs clients-sociétaires, et non à des actionnaires extérieurs. Les bénéfices générés ne sont pas redistribués aux actionnaires mais servent à faire fonctionner la banque et parfois à financer des projets locaux.
Les banques en ligne
Une organisation plus légère sans agence, une offre de produits et services équivalents aux banques traditionnelles mais souvent avec des tarifs plus réduits. Et contrairement à une idée reçue, vous avez aussi accès à des conseillers : par téléphone, par chat ou par email. C'est le modèle d'une
banque en ligne comme Monabanq.
Les néobanques
Elles fonctionnent souvent à la carte. Un compte de base gratuit ou peu cher, avec des options payantes selon vos besoins : carte premium, retraits illimités à l'étranger, services supplémentaires. Vous payez ce que vous utilisez.
Comment éviter les mauvaises surprises ?
Repérer une ligne qui cloche
Sur votre relevé, chaque frais doit correspondre à quelque chose. Un doublon, un abonnement facturé deux fois, un service que vous n'avez jamais demandé... Ça peut arriver. En cas de doute, posez la question. S'il s'agit d'une erreur, vous pouvez demander un remboursement.
Anticiper les frais d'incident
La plupart des frais d'incident peuvent être évités avec quelques réflexes simples :
- Gardez un œil sur votre solde. Consultez votre application régulièrement, notamment aux périodes où vos prélèvements sont programmés.
- Activez les alertes. La plupart des banques proposent des notifications quand votre solde passe sous un certain seuil. C'est souvent gratuit et ça peut vous éviter un découvert non autorisé.
- Connaissez vos dates de prélèvement. Si votre loyer part le 5 et votre salaire arrive le 10, vous savez qu'il faut faire attention à cette période.
- Ajustez votre découvert si besoin. Si vous êtes régulièrement à la limite, demandez à votre banque si une augmentation de votre découvert autorisé est possible. Ça coûte moins cher que des frais d'incident à répétition.
Et Monabanq dans tout ça ?
On fait partie des banques en ligne, donc pas d'agence physique. Ça nous permet de proposer des tarifs clairs. Mais on est aussi une filiale du Crédit Mutuel, une banque mutualiste. Ça veut dire qu'on n'a pas d'actionnaires à rémunérer à tout prix. Notre objectif : vous proposer des services utiles à un prix juste.
Concrètement, chez nous :
- Tous nos comptes proposent des paiements sans frais à l’étranger
- Vous avez accès à des alertes SMS et email pour suivre votre solde et Monabudget qui vous aide à anticiper votre situation en fin de mois pour éviter les mauvaises surprises
- Vous pouvez déposer vos chèques dans les automates du Crédit Mutuel-CIC
- Nos conseillers sont joignables par téléphone, chat ou email, si vous avez une question sur vos frais ou n'importe quel autre sujet. C’est d’ailleurs la 9ème année consécutive que nous sommes élus Service Client de l’Année
On croit que comprendre ce qu'on paie, c'est la base d'une relation saine avec sa banque. Alors on joue la transparence, nos tarifs sont consultables à tout moment, sans astérisques ni petites lignes cachées. Et si vous souhaitez ouvrir un compte bancaire en ligne, vous savez exactement ce que vous payez dès le départ.
Questions fréquentes
Peut-on contester des frais bancaires ?
Oui. Si vous pensez qu'un frais est injustifié ou qu'il s'agit d'une erreur, vous pouvez demander des explications à votre banque et contester le montant. Attention : contester ne permet pas de « maîtriser » ou supprimer des frais légitimes, mais en cas d'erreur avérée, vous pouvez obtenir un remboursement.
Quelle différence entre frais de découvert et commissions d'intervention ?
Ce sont deux choses distinctes. Les frais de découvert (ou agios) sont des intérêts calculés sur le montant et la durée de votre découvert. Ils ne sont pas plafonnés mais doivent respecter le taux fixé par la Banque de France. Les commissions d'intervention, elles, sont facturées par la banque à chaque opération analysée lorsqu'il est en situation irrégulière. Elles sont plafonnées à 8 € par opération et 80 € par mois.
Comment savoir si ma banque est chère ?
Comparez les postes qui vous concernent vraiment : cotisation de carte, frais à l'étranger si vous voyagez, frais d'incident si ça vous arrive parfois. Les comparateurs en ligne peuvent aider, mais rien ne vaut une lecture attentive des conditions tarifaires adaptées à vos usages.
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