Changer de vie à 30 ans,
yes we can !

Dernière modification : 15/01/2018

Vous êtes trentenaire et vous êtes toujours en quête du bon choix de carrière. Etudes inadéquates, difficultés d’intégration dans le monde du travail, nouvelles expériences, équilibre personnel, quête de sens… Ces différentes raisons ne vous font plus hésiter. Votre décision est prise : vous entamez une reconversion professionnelle.

Reconversion professionnelle à 30 ans

Changer de métier à 30 ans passe par une reconversion professionnelle. © Klaus Vedfelt/gettyimages

L'essentiel

  • La reconversion professionnelle concerne les 25-35 ans de la « génération Y »
  • Des études éloignées et des aspirations profondes poussent à la reconversion
  • Les trentenaires sont en quête de sens et de nouvelles expériences
  • Les premières ambitions des Millennials se concrétisent tard : stabilité financière, vie familiale épanouie, acquisition d’une résidence principale
  • La mise en œuvre du parcours de reconversion se simplifie

La reconversion professionnelle des jeunes

Vous avez 30 ans. Vous êtes peut-être au chômage ou connaissez des difficultés d’intégration dans le monde du travail. A l’heure d’un premier bilan, certaines raisons vous poussent vers une reconversion professionnelle. Comme beaucoup, changer de voie sonne comme une évidence. Votre solution d’avenir ? Trouver une formation.

82 % des jeunes diplômés du supérieur trouvent un emploi à la sortie de leurs études. Il s’agit souvent de contrats précaires, stages, CDD… Contre 31 % pour les non-diplômés (source : étude Insee entre 2013 et 2015). Autre phénomène, 14 % des jeunes diplômés à bac + 5 ont choisi la réorientation professionnelle en 2015 (source : Apec). Les difficultés liées à l’entrée sur le marché du travail ne constitueraient donc qu’une raison parmi d’autres. 

Au départ, la classique erreur d’aiguillage

Cette envie de changement, qualifiée de « reconversion précoce », résulte parfois d’une erreur d’aiguillage. Comme beaucoup, à la sortie du lycée (ou du collège), vous n’avez pas trouvé la capacité de vous projeter dans un métier pour la vie. Vous avez peut-être répondu à des opportunités, cédé à la pression familiale côté valeurs ou tout simplement à des arguments à propos de telles ou telles études. Aujourd’hui, votre constat est simple : vous ne ferez pas carrière dans la même société toute votre vie. Ces parcours professionnels de quarante ou cinquante ans dans la même boîte se sont raréfiés. Les choses changent avec l’arrivée de la génération dite « Y » dans un monde du travail en pleine évolution. Conséquences ? Les réorientations professionnelles s’infiltrent dans la vraie vie. Voilà la solution si vous souhaitez tourner la page. 

Des trentenaires en quête de sens

Vous vous engagez dans un parcours de reconversion professionnelle car vous êtes aussi en quête de sens. Surnommés les Millennials par deux sociologues américains, les 25-35 ans défendent la valeur travail, mais sous certaines conditions : d’abord, le respect de leurs propres valeurs. Une étude 2016 du cabinet international Deloitte, réalisée auprès de 7 000 jeunes dans le monde, a notamment montré que leurs convictions personnelles jouent un grand rôle dans le rapport au travail. Ainsi, 56 % excluent de travailler dans une entreprise qui ne correspond pas à leur idéal et 44 % ont déjà décliné une offre pour cette raison. Autre tendance, la quête de nouvelles expériences. 44 % se déclarent prêts à quitter leur entreprise si une opportunité se présente. Et 66 % envisagent même de changer de travail d’ici à quatre ans.

Moins de freins à la reconversion précoce

Sur un plan personnel, vos 30 ans riment avec reconversion professionnelle. A ce titre, les questions de mobilité et/ou financières restent de moins en moins un frein. Comme beaucoup, votre premier enfant est arrivé plus tard, à 28 ans en moyenne chez les femmes, plus de 30 ans pour les deux tiers des hommes (source : Insee, 2013). Côté logement, souvent associé à un prêt, vous êtes déjà propriétaires. Les ménages primo-accédant avaient en moyenne 34 ans en 2015, contre 32 ans en 2007.

Autre scénario, vous vivez encore chez vos parents, comme 35 % d’hommes et 21% de femmes européens âgé(e)s de 25 à 34 ans (source : Eurostat). Ces situations vous offrent une certaine liberté pour vous engager dans une reconversion professionnelle. Car un long parcours vous attend : le temps nécessaire varie d’une à quatre années, avant que la stabilité financière, l’un des principaux objectifs de la « génération Y », ne puisse être atteinte. Un parcours onéreux aussi, même si des aides existent : une reconversion professionnelle coûte entre 6 000 et 20 000 euros. Vous pouvez profiter de ce plafond haut si vous avez un faible niveau de formation ou souhaitez totalement changer de métier.