Des solutions pour sécuriser
ses paiements par téléphone

Dernière modification : 15/01/2018

Vous hésitez à payer par téléphone via la technologie NFC ou « sans contact » ? Est-ce un moyen de paiement fiable ? Au-delà des garde-fous mis en place par les banques, voici les solutions pour sécuriser vos paiements mobiles.

Sécuriser ses paiements par téléphone

Le paiement mobile utilise la technologie NFC et est sécurisé à différents niveaux par les banques. © EXTREME-PHOTOGRAPHER/iStock

  1. Le paiement mobile, comment ça fonctionne ?

    Le paiement mobile sans contact utilise la technologie NFC (Near Field Communication). Placés à 3 ou 4 centimètres l’un de l’autre, deux appareils s’échangent des données. En clair, votre smartphone et le terminal de paiement mobile du commerçant chez qui vous réalisez votre achat.

  2. Payer avec votre téléphone, est-ce fiable ?

    Régler avec votre téléphone est si instantané, si simple… Ce mode de paiement est-il 100 % sécurisé ? Des dispositifs en ce sens sont mis en place. Votre smartphone ne conserve pas vos données bancaires, il va les chercher auprès de votre banque quand vous réalisez un achat. Tout achat supérieur à 20 euros exige la saisie d’un code confidentiel et le cumul des paiements inférieurs à 30 euros est lui-même plafonné au quotidien par la banque. Le paiement mobile présente une sécurité identique au paiement sans contact par carte bancaire.

  3. Sécuriser votre smartphone, c’est protéger vos paiements mobiles

    Au-delà des solutions proposées par les banques, il existe des moyens simples pour sécuriser vos paiements mobiles.

  4. Pensez à installer un antivirus…

    On y pense systématiquement (ou presque) pour son ordinateur, plus rarement pour son smartphone. Pourtant, avec la multiplication des fonctionnalités sur les téléphones, l’installation d’un logiciel antivirus s’impose. Il contrôlera l’ensemble des données entrantes : sites Internet, SMS et MMS, emails, applications téléchargées… Peu de gens y pensent, mais vous pouvez simplement utiliser les fonctionnalités de sécurité proposées par votre appareil.

  5. L’antivol Antitheft, ça sert à quoi ?

    C’est un antivol aux multiples propriétés qui est suggéré avec la majorité des antivirus. Apple le propose d’ailleurs avec ses téléphones. Le principe est de pouvoir localiser votre téléphone sur une carte, le verrouiller à distance, récupérer les données de votre appareil et même déclencher une sirène dont le son s’amplifie si on tente de l’éteindre. Il est alors impossible de l’utiliser y compris bien sûr pour des paiements mobiles. Pratique et rassurant en cas de perte ou de vol de votre smartphone.

  6. Changez régulièrement vos codes confidentiels

    Aujourd’hui, les codes secrets les plus utilisés sont « 0000 » et « 1234 », ce qui n’est pas le top question sécurité. Commencez déjà par modifier les numéros et éviter la date de naissance de vos enfants. Dans le meilleur des cas, tous les trois mois, changez vos mots de passe sur Internet et modifiez vos codes confidentiels sur votre smartphone. Question de prudence !

  7. Prenez d’autres précautions

    Nettoyez régulièrement vos données, en vidant les cookies et les caches de vos applications. Ne débridez pas votre smartphone, même si c’est tentant, cela le rend plus vulnérable. Enfin, ne téléchargez jamais vos applications en dehors des plates-formes officielles AppStore et Playstore. Elles garantissent certains niveaux de contrôle et de sécurité.

  8. Comprendre les attaques par relais

    Le plus gros risque ne vient pas du paiement mobile en lui-même mais du fait d’avoir une puce NFC dans son téléphone, le « man in the middle » ou « l’attaque par relais ». En clair, un hacker proche de vous (dans la rue, par exemple !) intercepte le flux vos données et les communique à un complice justement en train d’effectuer un achat. Votre smartphone et le terminal de paiement en bout de chaîne pensent alors dialoguer ensemble, mais ce n’est pas le cas.

    Le paiement maximum sera limité à 30 euros, mais tout de même… Les experts en cyber sécurité travaillent sur une solution, le DBD ou « Distance-Bounding Protocol ». Avec cette technologie, le terminal de paiement chronomètre le temps nécessaire à la transaction et la bloque si celui-ci est trop long. Ici, il est question de millisecondes !