Bien gérer votre argent en couple

Dernière modification : 15/01/2018

Loyer, impôts… Beaucoup de couples choisissent de gérer le budget du foyer à deux. Le compte joint clarifie le paiement des charges courantes mais reste à utiliser avec précaution pour préserver des relations sereines.

Gérer son budget en couple

La gestion d’un budget familial est plus simple avec un compte bancaire joint. © Georgijevic/iStock

L'essentiel

  • Vivre à deux signifie de partager les dépenses du foyer : loyer, crédit immobilier, alimentation...
  • Le compte joint simplifie le règlement des dépenses du couple. Ses cotitulaires sont solidairement responsables du compte
  • Il est possible de désigner un responsable unique en cas d’incident de paiement

Partagez à deux votre quotidien financier

Logement, charges, frais de scolarité… Vivre à deux implique souvent de tout partager, y compris les dépenses du quotidien. Parmi ces frais communs, il y a notamment ceux du logement : loyer, mensualités d’un crédit immobilier, charges de copropriété, impôts locaux. Auxquels vous devez ajouter les assurances : multirisque habitation, mutuelle santé, véhicules... Sans oublier les impôts et parfois les frais liés aux enfants : garde, scolarité, cantine, activités extra-scolaires. La plupart des couples partagent aussi leurs dépenses courantes ou plus occasionnelles : vacances, habillement...

Clarifiez les paiements grâce au compte joint

Pour simplifier le règlement de ces dépenses, vous pouvez opter pour un compte joint. Vous pouvez l’alimenter de façon mensuelle pour payer vos dépenses communes. Le compte joint n’est pas réservé aux seuls conjoints, il peut être ouvert librement par les concubins, des personnes pacsées ou toutes personnes majeures, avec un lien de parenté ou pas. La seule obligation des titulaires est de fournir une pièce d’identité, un justificatif de domicile et de signer une convention de compte en commun.

Un compte joint peut être souscrit au nom des deux titulaires. Lorsqu’on associe les noms par le mot « ou », chaque opération sur le compte peut être réalisée librement par l’un ou l’autre des titulaires avec sa seule signature : paiement, virement, retrait... Le compte peut également être ouvert de manière plus contraignante pour ses utilisateurs. Si vous associez les noms des titulaires par le mot « et », chaque opération nécessite, légalement, l’accord des deux personnes.

Le compte joint autorise une gestion très souple des dépenses de la vie quotidienne, mais ses conséquences ne sont pas anodines. Car les cotitulaires sont solidairement responsables des dettes éventuellement enregistrées sur le compte. En cas de découvert, la banque peut donc solliciter les deux détenteurs pour réapprovisionner le compte.
De plus, si cette dernière décide de rejeter un chèque sans provision, les cotitulaires risquent l’interdiction bancaire sur leur compte joint mais aussi sur leur compte personnel. Pour éviter cela, il est possible de désigner un responsable unique en cas d’incident de paiement.

À savoir

En cas de décès d’un de ses titulaires, le compte joint peut continuer à fonctionner avec la signature du survivant, excepté si un héritier, ou le notaire agissant à la demande des héritiers, demande le blocage du compte. Les sommes présentes sur le compte sont présumées appartenir pour moitié au titulaire survivant et pour moitié aux héritiers du défunt.

Se désolidariser du compte en cas de séparation

En cas de rupture, le compte joint peut parfois être une source de conflit. L’un des titulaires peut se désolidariser du compte en envoyant une lettre recommandée à la banque. A réception de cette demande, le compte fonctionnera uniquement avec les deux signatures conjointes des détenteurs