15 conseils
pour réussir son expatriation

Dernière modification : 09/04/2018

Vous partez vivre à l’étranger ? Survol des démarches à effectuer avant votre départ de France et à votre arrivée sur place. Bien s’expatrier, c’est l’art d’anticiper pour éviter les turbulences côté fiscalité, assurance ou santé.

L'essentiel

  • Votre statut fiscal dépend du lien familial ou économique que vous entretenez encore avec la France. Rester résident fiscal français vous protège de la double imposition
  • Les garanties liées à votre carte VISA internationale durent seulement 90 jours, après votre arrivée sur place. Prévoyez une assurance supplémentaire
  • Vous bénéficiez de l’assurance-maladie française si vous adhérez à la Caisse des Français de l’étranger
  • Consultez votre banque française pour choisir où ouvrir un compte dans votre pays d’expatriation
  • Faites-vous connaître de l’ambassade de France à votre arrivée pour bénéficier de la protection de ses services en cas de problème

Avant votre départ

  • Demande de visa / permis de conduire international

    • Demandez les visas nécessaires auprès du consulat ou de l’ambassade de votre pays d’expatriation. Pour certaines destinations, le délai d’obtention est très long.
    • Faites-vous délivrer un permis de conduire international par votre préfecture si vous partez hors Union européenne.
  • Trouvez une couverture santé adaptée à vos besoins

    • Prolongez votre couverture sociale hors de France en adhérant à la Caisse des français de l’étranger (CFE). Vous bénéficierez du régime de l’assurance-maladie français, peu importe le pays où vous allez, sans délai de carence et sans perdre un trimestre de retraite.
    • Souscrivez, selon votre profil, des assurances complémentaires couvrant les risques de maternité/maladie, accident du travail, vieillesse. En cas d’hospitalisation sur place, vous n’aurez pas besoin d’avancer la totalité des frais. Et vous serez remboursé de tous vos vaccins (rage, hépatite, choléra…) et médicaments (antipaludéens) liés à l’expatriation.
  • Choisissez votre banque et votre statut fiscal à l’étranger

    • Ouvrez un compte bancaire à l’étranger auprès d’une filiale de votre banque française ou de l’un de ses partenaires. Demandez une lettre de recommandation à votre conseiller actuel pour faciliter vos démarches.
    • Indiquez votre changement d’adresse à votre centre des impôts, à la Poste, puis à votre caisse de retraite si vous êtes concerné.
    • Déterminez votre statut fiscal :
      - si votre famille (conjoint et enfants) reste en France, si vous y poursuivez une activité professionnelle ou si vous y conservez des intérêts économiques, demeurez résident fiscal français. Ainsi, tous vos revenus seront déclarés en France.
      - sinon, vous pouvez choisir de devenir non-résident fiscal français et déclarer vos revenus locaux dans le pays de résidence où vous êtes expatrié. Vous resterez soumis à la fiscalité française si vous êtes propriétaire d’un bien immobilier ou titulaire d’une assurance-vie en France. 
  • Recherchez la garantie d’assurance optimale

    • Vous pouvez profiter de l’assurance offerte par votre carte internationale VISA ou MASTERCARD  durant les 90 premiers jours de résidence à l’étranger :
      - accompagnement en cas de perte ou vol de vos titres d’identité, de transport ou de votre carte internationale VISA ou MASTERCARD.
      - prise en charge de vos frais médicaux courants et avance sur frais d’hospitalisation, si vous êtes intransportable.
      - rapatriement dans votre pays de résidence ou dans un service hospitalier adapté.
      - prise en charge du transport du corps, en cas de décès.
    • Prévoyez une assurance « expatriation » si vous partez vivre à l’étranger plus d’un an. Cela vous garantit le remboursement des consultations, des frais médicaux d’hospitalisation, liés à un accident, avec votre rapatriement sanitaire si nécessaire.
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A votre arrivée

  • Mettez-vous en règle avec l’administration locale

    • Demandez un permis de travail si vous souhaitez exercer une activité professionnelle sur place et que votre employeur ne s’en est pas occupé. Si vous ne travaillez pas, faites une demande de permis de séjour.
    • Prévenez l’administration fiscale locale de votre arrivée.
    • Affiliez-vous au système de sécurité sociale du pays
  • Faites-vous connaître auprès de l’ambassade de France

    • Inscrivez-vous auprès de l’ambassade ou du consulat de France au registre des Français établis hors de France. C’est la condition indispensable pour bénéficier de l’assistance des services de l’ambassade en cas de problème. Inscrivez-vous sur la liste électorale consulaire si vous souhaitez participer aux élections françaises et à celle des conseillers consulaires.
    • Tenez informé l’ambassade ou le consulat de France de tous les événements modifiant vos actes d’état civil pendant le temps de votre expatriation.
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Zoom

Vos années de retraite sont comptabilisées différemment selon la nature de votre contrat de travail.
« Détaché » d’une entreprise française à l’étranger, vous conservez votre contrat d’origine et continuez à cotiser auprès de votre régime de retraite français. Vos droits en matière de retraite sont donc les mêmes qu’en étant resté sur le territoire national.

« Expatrié », vous bénéficiez également de la protection sociale et du système de retraite français si vous avez un contrat de travail national. En revanche, si vous disposez d’un contrat local, vous serez soumis au droit du travail de votre pays d’expatriation et à sa protection sociale. Si ce pays est membre de l’union européenne ou a ratifié une convention de sécurité sociale avec la France, la période travaillée à l’étranger sera intégrée à vos trimestres de retraite mais pas votre salaire. Sans accord signé avec la France, vous pouvez adhérer à la Caisse des Français de l’étranger pour cotiser individuellement, voire prendre une retraite complémentaire.