Placement financier :
PEA ou compte-titres ?

Dernière modification : 05/02/2018

Vous investissez en Bourse vos valeurs mobilières, mais vous hésitez encore à les placer au sein d’un compte-titres ordinaires ou dans un Plan d’épargne en actions (PEA). Découvrez une bonne solution pour optimiser le rendement de vos actions.

  • Peut-on acquérir les mêmes titres en compte-titres et en PEA ?

    Non. Le compte-titres permet d’acquérir tous types de valeurs mobilières : actions, obligations, bons, warrants, trackers, parts de FCP, actions de Sicav… Le PEA ne peut héberger que des actions européennes, ainsi que certains trackers, FCP et Sicav éligibles au PEA. Le compte-titres n’est pas plafonné. En revanche, le PEA est soumis à un plafond de 150 000 euros.

  • Les frais sont-ils les mêmes dans les deux cas ?

    Oui. Les frais liés à la détention et à la gestion de titres dans un compte-titres ou dans un PEA sont :

    • les droits de garde proportionnels à la valeur des titres détenus au 31 décembre,
    • les frais de courtage proportionnels au montant des ordres,
    • les frais de tenue de compte,
    • et les frais de clôture du compte ou du plan en fonction de la tarification de chaque établissement.

    Ils sont plus élevés chez les banques que chez les courtiers en ligne.

  • Les dividendes sont-ils imposables dans les deux cas ?

    Non. Les dividendes d’actions inscrites en compte titres sont soumis à l’impôt l’année suivante, à un acompte de 21 % dès leur réalisation et à 15,5 % de prélèvements sociaux. Les dividendes en PEA sont exonérés de toute imposition tant qu’ils sont réinvestis dans le plan. Seule la fraction des dividendes des titres non cotés détenus en PEA qui dépasse 10 % de leur valeur est imposable.

  • Et les plus-values de revente des titres ?

    Les plus-values de cession de titres détenus en compte titres sont soumises à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux l’année suivante. Les plus-values générées par un PEA sont exonérées de toute imposition tant qu’elles sont réinvesties dans le plan (y compris celles liées à la vente de titres non cotés détenus en PEA).

  • Pourquoi dit-on que le PEA est une « enveloppe fiscale » ?

    L’exonération d’impôt dont profitent les dividendes et les plus-values générés par un PEA est définitivement acquise en l’absence de retrait fait sur le plan pendant cinq ans. Dans ce cas, seuls sont dus les prélèvements sociaux sur les gains réalisés. En cas de retrait avant deux ans, le gain réalisé depuis l’ouverture du plan est imposé à 22,5 %. Si le retrait intervient entre deux et cinq ans, le gain réalisé s’élève à 19 %. Certains retraits effectués avant cinq ans sont exonérés d’impôt.

  • Quelle différence entre le PEA et le PEA-PME ?

    Depuis janvier 2014, il est possible de souscrire un PEA « PME-ETI » pour investir dans le capital des petites et moyennes entreprises ou d’entreprises de taille intermédiaire, en plus du PEA classique. Les versements effectués sur le PEA-PME sont plafonnés à 75 000 euros. En le cumulant avec un PEA, vous pouvez investir jusqu’à 225 000 euros.

  • Peut-on transférer des actions d’un compte titres vers un PEA ?

    Non. Les titres logés dans un PEA doivent être achetés par l'intermédiaire du compte-espèces attaché au plan. Les actions inscrites sur un compte titres ordinaire ne peuvent en aucun cas être transférées vers un PEA. Avec cette technique, impossible de faire échapper à l’impôt les plus-values constatées sur vos titres acquis en compte-titres !

    Chiffres au 1er janvier 2018

A noter. L’assurance-vie constitue un excellent support pour investir les marchés financiers, grâce aux fonds en unités de compte du contrat. Comme le PEA, c’est une « enveloppe fiscale », les gains générés en son sein échappent à l’impôt, pas aux prélèvements sociaux. De plus, après huit ans, les gains récupérés sont exonérés d’impôt à hauteur de 4 600 euros par an, le double pour les couples (mariés ou pacsés). Avantage supplémentaire, l’assurance-vie permet de transmettre un capital à ses proches « hors succession ».