Céline Voisin, profession salariée et auto-entrepreneur

Dernière modification : 26/03/2018

Salariée dans l’enseignement et auto-entrepreneur dans l’édition, Céline Voisin cumule ces deux emplois depuis le début de sa carrière. Sa principale motivation : la liberté.

Céline Voisin cumule le statut de salarié avec celui d'auto-entrepreneur.

Céline Voisin cumule le statut de salarié avec celui d'auto-entrepreneur. @D.R.

Equilibre professionnel

Salariée contractuelle d’un côté, et freelance de l’autre : Céline Voisin n’a pas attendu longtemps pour trouver son équilibre professionnel. « Je l’ai fait quasiment à la sortie de mes études ». Et même si une carrière d’enseignante, dans la fonction publique, lui tendait les bras, elle a préféré enchaîner les contrats d’enseignant et de responsable pédagogique, tout en développant son activité d’éditrice sous le statut d’auto-entrepreneur. Un cumul d’emploi salarié et auto-entrepreneur qu’elle gère parfaitement bien depuis maintenant quatre ans. « C’est simple, quand j’enseigne ou que je développe des formations, je dois absolument faire attention à ne pas dépasser un certain nombre d’heures, pour que cela soit compatible », explique-t-elle.

Un cumul salarié et auto-entrepreneur pour travailler librement

Même si ce statut de salariée et auto-entrepreneur ne lui laisse pas une seconde de répit au quotidien, elle ne reviendrait en arrière pour rien au monde. La raison ? « Ma liberté tout simplement » répond-elle sans aucune hésitation. « Si j’étais devenue enseignante dans la fonction publique, j’aurais dû dépendre par exemple des différentes mutations géographiques inhérentes à ce système. Aujourd’hui, je travaille là où ça me plaît et avec qui je veux ». Dans le milieu de l’édition BD, il lui manquait la proximité avec les apprenants, ce qui ne l’a pour l’instant pas convaincu de devenir salariée dans cette branche. « Actuellement, j’ai besoin de ces 2 métiers pour m’épanouir, ils m’offrent l’impression de transmettre et d’instruire, d’une façon plus sérieuse et d’une façon plus fun, les deux me sont nécessaires ».

Un emploi de salariée pour sécuriser son activité d’auto-entrepreneur

En 2014, après une courte période de chômage de 2 mois, elle bénéficie de l’ACCRE (Aide aux demandeurs d’emploi créant ou reprenant une entreprise), des conseils avisés de sa conseillère Pôle Emploi, et lance son activité d’auto-entrepreneur, emploi qu’elle conjugue depuis avec des contrats d’enseignant ou de responsable pédagogique. Cette succession d’emplois en tant que salariée lui offre un filet de sécurité chaque mois. « Mon emploi de salariée, même de manière contractuelle, c’est-à-dire sans être titulaire, est sécurisant car il m’assure une rentrée d’argent plus régulière. Et il me permet, parallèlement, de développer mon autre passion qui est l’édition ».

Ravie de la hausse du plafond d’un auto-entrepreneur

Directrice de collection pour les éditions Lapin, dans le milieu de la bande dessinée et du livre illustré, Céline Voisin a accueilli avec un large sourire la récente hausse du plafond des auto-entrepreneurs. « J’hésitais récemment à, pourquoi pas, prendre un autre statut mais l’augmentation des plafonds me laisse encore du temps, et puis je suis pleinement satisfaite du statut d’auto-entrepreneur pour l’instant ».

Difficulté pour avoir un projet immobilier avec le statut d’auto-entrepreneur

Au niveau de la banque, Céline a préféré bien dissocier son activité professionnelle de son compte personnel. « J’ai un compte bancaire pro, c’est obligatoire et je trouve ça très bien : c’est important, pour moi, de me verser un salaire chaque mois sur mon compte personnel », dit-elle. Toutefois, elle peine encore à concrétiser son projet immobilier de rénovation. « C’est compliqué avec les banques, elles sont encore frileuses pour accorder un prêt conséquent à un travailleur indépendant. On me dit que mes revenus ne sont pas mauvais mais encore aléatoires. Donc, le plus simple à mes yeux est d’économiser et de faire de petits travaux le temps de démarcher vraiment et de passer à l’action ». Aussi, elle se laisse encore quelques années pour réfléchir à la maternité. « C’est très compatible selon moi, voire même plus épanouissant » avec le statut d’auto-entrepreneur car la gestion du temps est entièrement libre et adaptable.