Benjamin Combes, ambassadeur du bien-être au travail

Dernière modification : 26/03/2018

Consultant, formateur RSE et fondateur du collectif Les Ateliers Durables, Benjamin Combes est un ambassadeur du bien-être au travail. Une qualité de vie professionnelle qui concerne également les travailleurs freelances.

Benjamin Combes,  consultant RSE et fondateur du collectif Les Ateliers Durables.

Benjamin Combes, consultant, formateur RSE et fondateur du collectif Les Ateliers Durables. @D.R.

Benjamin Combes, présentez-nous votre rôle au sein du collectif Les Ateliers Durables ?

Mon rôle de consultant RSE est d’accompagner les entreprises à travers des ateliers durables dans le cadre de la santé et du bien-être au travail. Ce sont des ateliers courts, qui ont souvent lieu au sein même de l’entreprise, pour un temps d’échange entre un expert et les salariés sur des sujets variés, comme la gestion du stress, la communication, l’écologie. Pour ma part, je coordonne un réseau d’une quarantaine d’intervenants, avec lequel j’établis des programmes d’intervention.

Comment avez-vous construit votre activité ?

A la base, j’étais salarié et j’ai souhaité entamer une reconversion professionnelle en reprenant mes études en santé et environnement, mais mon idée de départ a toujours été de mettre en place des ateliers sur le développement durable en entreprise. Doucement mais sûrement, j’ai pu développer mon projet et aujourd’hui, mon activité est en SARL ».

Pourquoi n’avez-vous pas débuté votre activité de consultant sous le statut d’auto-entrepreneur ?

J’ai pris mon temps et j’ai souhaité minimiser les risques. J’avais besoin d’un filet de sécurité pour bien faire les choses, pour réussir cette transition. J’ai donc commencé cette activité de consultant dans une couveuse en 2012 pendant dix mois. C’était un test. Puis, constatant que cette reconversion était viable, j’ai pris le statut d’auto-entrepreneur durant un an pour un développement de mon activité. Ensuite, comme ce n’était pas moi mais mon réseau qui intervenait dans les entreprises, le statut d’auto-entrepreneur n’était plus intéressant car j’avais des charges de personnel et je ne pouvais pas déduire les honoraires des intervenants avec le statut d’auto-entrepreneur. Parallèlement, j’étais encore salarié puisque j’étais en contrat doctoral.

Vous aviez donc un double statut ?

Oui, et cela a été compliqué à gérer car, parallèlement à mon activité professionnelle, j’étais lié à l’Université, et donc l’Etat, avec un salaire. Avec ce double statut de salarié et auto-entrepreneur, je ne savais pas dans quel régime je rentrais. Par exemple, j’ai eu des soucis avec le RSI qui m’avait inscrit comme indépendant alors que j’étais salarié ; et au moment où je suis devenu indépendant, le RSI m’a fait basculer dans le régime d’un salarié. Mon cumul d’activités n’a pas été bien géré.

Une banque vous a-t-elle accompagné au moment du lancement de votre activité ?

Je n’ai pas eu de grosses dépenses à prévoir au moment du lancement de mon activité, il m’a surtout fallu un site web, puis j’ai dû prendre un compte pro, une assurance responsabilité civile et être reconnu comme organisme de formation. Avant de choisir ma banque, j’ai établi une étude et j’ai privilégié celle qui était la plus proche de mes besoins. Aujourd’hui, je suis satisfait de mon compte pro car les charges liées à la banque évoluent progressivement avec mon chiffre d’affaire.

Vous accompagnez les entreprises dans le bien-être au travail. Qu’en est-il du bien-être du freelance, de l’auto-entrepreneur ?

Travailler pour soi permet d’avoir une grande autonomie et diriger soi-même son travail. Les conditions de travail ont une importance car le passage d’un statut de salarié à celui de freelance marque la fin des horaires de travail imposés, du bureau. Cela peut être un soulagement mais il y a des risques, comme l’isolement, le laisser-aller et l’équilibre à trouver entre vie pro et vie personnelle.

Se retrouver dans un espace de coworking, comme Mutinerie, ne s’explique pas uniquement par des problèmes de locaux ?

Echanger reste essentiel même quand on est freelance. Par exemple, l’espace de coworking peut faciliter les rencontres et stimuler la créativité. C’est l’endroit aussi pour se faire un réseau et repérer des compétences complémentaires. Le travail de veille sur son secteur est parfois fastidieux. En coworking, on fait de la veille, au contact d’autres entrepreneurs, sans même s’en rendre compte.