Jocelyne Turpin, alias Miss Mooc

Dernière modification : 26/03/2018

Ancienne salariée, Jocelyne Turpin a entamé une reconversion professionnelle et s'est spécialisée dans la création de MOOC. Au service de la transformation digitale des entreprises, elle tient aussi un blog et signe sous le nom de Miss Mooc.

Jocelyne Turpin est aussi connue sous le nom de Miss Mooc.

Jocelyne Turpin signe sous la plume de Miss Mooc. @D.R.

Le MOOC, un outil pour la transformation digitale des entreprises

Pour beaucoup, le MOOC est une innovation. Pour Jocelyne Turpin, cela a été une « révélation ». En 2013, l’arrivée des MOOC (Massive Open Online Courses) francophones coïncide avec un constat de terrain simple : l’inadéquation de la formation « classique » avec les besoins d’aujourd’hui des professionnels et des entreprises. « A la base, seules les Universités utilisaient beaucoup les MOOC et je me suis interrogé sur l’intérêt que cet outil pouvait avoir en entreprise », explique-t-elle. Salariée dans le domaine de la formation du secteur santé et privé, elle expérimente alors un premier MOOC « Gestion de projet ». A l’arrivée, le succès et surtout les besoins sont au rendez-vous. « J’animais depuis 3 ans une communauté de 400 managers et la gestion qualitative devenait complexe. Avec le MOOC, il est possible de gérer de grandes communautés professionnelles, et ces communautés deviennent un espace d’innovation et d’intelligence collective dont les retours sont positifs tant pour les personnes que pour les entreprises ».

Elle teste son idée en passant par du portage salarial

Jocelyne Turpin est ensuite sollicitée pour développer des MOOC axés sur la formation. Elle cumule alors son statut de salariée avec celui de travailleur indépendant, et décide de passer par du portage salarial pour développer les MOOC, « le temps de bien m’assurer que cette activité pouvait me permettre de vivre ». « Passer par du portage salariale, c’était l’occasion de tester cette activité tout en gardant mon statut de salarié ailleurs. J’ai voulu prendre le temps pour voir si mon projet allait mûrir, et mesurer les différences pour constater si oui ou non ce que je faisais pouvait servir une entreprise » ajoute-t-elle. « J’ai finalement été rassurée ».

Obligation d’avoir un compte une fois sa SASU créée

Au bout d’un an et demi, Jocelyne Turpin lance définitivement sa reconversion professionnelle dans une activité de free-lance et crée Digital Satellite, sous le statut de SASU (Société par Actions Simplifié Unipersonnelle). Dès lors, elle a l’obligation de détenir un compte professionnel entièrement dédié à son activité. « Je n’avais jamais parlé de mon projet à ma banque, d’autant que le portage salarial ne m’obligeait pas à avoir un compte pro », souligne-t-elle. « Mais quand je suis passée en SASU, j’ai dû séparer mon compte professionnel de mon compte personnel, et cela s’est fait naturellement avec ma banque ».

Le coworking : un réseau et des idées

Sa société Digital Satellite a un objectif : « utiliser la puissance digital au service des TPE et des PME à travers leurs propres MOOC pour rendre visible leur savoir-faire, augmenter leur notoriété ». Jocelyne Turpin participe alors à l’ingénierie de MOOC, réalise des vidéos, anime des communautés virtuelles, interagit sur les réseaux sociaux. Elle partage son expérience autour d’elle, comme à Mutinerie, espace de coworking où elle passe plusieurs jours par semaine, pour confronter ses idées et surtout s’enrichir des autres co-workers dont certains disposent de compétences compatibles avec les siennes. « Le coworking, ce n’est pas qu’une question de mobiliers ou de bureaux, moi, j’ai besoin de travailler avec d’autres freelances ». A travers son blog Miss-mooc.paris, elle signe des articles sous la plume de Miss Mooc, entourée d’une équipe d’expertes, également spécialisées dans la transformation digitale.