Contrôle technique :
tout savoir sur le nouveau dispositif

Dernière modification : 27/04/2018

À compter du 20 mai 2018, le nouveau contrôle technique entrera en vigueur. Ce dispositif imposera de nouvelles règles en matière de sécurité. Si des défaillances critiques sont constatées, votre véhicule ne pourra plus circuler tant que les réparations ne seront effectuées.

A compter du 20 mai 2018, le nouveau contrôle technique entrera en vigueur.

À compter du 20 mai 2018, le nouveau contrôle technique entrera en vigueur. © iStockphoto.com/boschettophotography

Comment se présente le nouveau contrôle technique ?

Lorsque votre véhicule passe le contrôle technique, soit le résultat est favorable, soit il est défavorable. Dans le second cas, vous avez un délai de deux mois pour effectuer les réparations nécessaires sur votre voiture et passer une contre-visite. À partir du 20 mai, le contrôle technique sera beaucoup plus sévère avec 132 points à contrôler sur votre véhicule au lieu de 123, couvrant au total 606 défaillances potentielles, contre 453 dans sa version actuelle.

La vérification des 606 défaillances potentielles de votre véhicule débouchera sur trois sanctions de défaillance, au lieu de deux aujourd’hui :

  • Les défaillances mineures : elles sont au nombre de 139 et regroupent les défauts devant être réparés mais ne nécessitant pas une contre-visite. Les défaillances mineures peuvent être une légère fuite de moteur, un jeu mineur dans la colonne de direction de votre véhicule…
  • Les défaillances majeures : 340 points sont vérifiés sur votre véhicule. Si un ou plusieurs points sont défaillants, votre véhicule sera alors soumis à une contre-visite et vous aurez deux mois pour réaliser les réparations.  De nouveaux points, tels que le mauvais état des balais d’essuie-glace, l’usure des disques de freins ou des plaquettes, sont soumis à une contre-visite.
  • Les défaillances critiques : ce sont les principaux changements de ce nouveau contrôle technique. Ce niveau comprend 127 points de contrôle. La non-validation de ces points de contrôle entraînera l’immobilisation immédiate de votre véhicule car son état constituera un danger immédiat pour la sécurité routière. En cas de défaillance critique, la validité du contrôle technique de votre véhicule se limite au jour même du contrôle. Pour résumer : vous aurez uniquement la possibilité de circuler le jour-même (jusqu’à minuit) pour vous rendre chez le garagiste afin d’effectuer vos réparations. Tant que votre véhicule n’aura pas effectué de contre-visite, il lui sera interdit de circuler. Ces défaillances critiques peuvent être des feux stop défectueux, une absence de liquide de freins, un jeu excessif dans la direction.

La durée et le prix du contrôle technique vont-ils augmenter ?

Le contrôle de votre véhicule sera immanquablement plus long car le centre de contrôle technique devra évaluer, en plus des défauts constatés, la dangerosité d’une défaillance sur votre véhicule. Comme le temps passé à contrôler votre véhicule sera plus long, le prix devrait aussi augmenter afin de compenser ce temps supplémentaire passé lors de votre contrôle technique. Le prix varie selon les centres de contrôle technique, mais il se situe aujourd’hui, en général, entre 50 et 80 euros. Selon certains experts, le prix pourrait augmenter de 15 à 20% minimum. Quant à la contre-visite, jusqu’à présent gratuite, rien ne dit pour le moment qu’elle le restera après le 20 mai 2018.

Que faire si vous pouvez effectuer la contre-visite de votre contrôle technique au-delà du 20 mai 2018 ?

Vous venez d’effectuer le contrôle technique de votre véhicule et une contre-visite vous a été notifiée dans un délai de deux mois. Si vous ne souhaitez pas que la contre-visite de votre véhicule porte sur l’ensemble des points de contrôle de la nouvelle réglementation en vigueur à partir du 20 mai, faites absolument la contre-visite avant le 19 mai 2018 au plus tard. Toute contre-visite notifiée entre le 20 mars et le 19 mai 2018, sera traitée après le 20 mai comme un contrôle complet et donc soumise à la nouvelle réglementation.

Quelle amende en cas de défaut de contrôle technique ?

Si vous ne réparez pas la défaillance critique constatée lors du contrôle technique de votre véhicule et que vous continuez à circuler avec, vous vous exposez à une amende de 135 euros (minorée à 90 euros en cas de paiement immédiat). En cas d’accident, votre responsabilité sera engagée et votre carte grise peut être retenue. Vous disposerez alors d’une semaine pour passer le contrôle technique. Si vous n’apportez pas ensuite la preuve de ce contrôle, vous ne pourrez pas obtenir le duplicata de votre carte grise. Et si vous vendez votre véhicule, dont le défaut de contrôle technique validé est constaté, votre véhicule sera gagé et la Préfecture refusera de délivrer une nouvelle carte grise à l’acquéreur de votre véhicule.