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Fonds :
DWS Invest BRIC Plus

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DWS Invest BRIC Plus est un fonds actions géré par DWS Investments, la filiale de gestion et de distribution des fonds ouverts (ou OPCVM) de la Deutsche Bank.

Géré par Thomas Gerhardt, le fonds est investi à 70% (minimum) sur des valeurs dont le siège se situe dans les pays « BRIC » à savoir le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine (y compris Hong Kong). Une poche de diversification (le « Plus » de l’intitulé, 30% maximum) est à la disposition du gérant pour profiter des opportunités d’autres pays émergents d’Asie du Sud Est, d’Amérique latine ou d’Afrique. Les pays BRIC figurent aujourd’hui parmi les économies les plus puissantes et solides au monde ; ils possèdent généralement un potentiel de croissance sans commune mesure comparé aux pays développés.

Cette santé économique s’explique notamment par des ressources naturelles gigantesques, par un système de taxes avantageuses, par l’externalisation du travail des pays développés (coûts de production plus faibles), ainsi que par une activité d’exportation dynamisée par la demande internationale.

La performance de ce fonds réside également dans le suivi et la recherche déployée par les différents analystes de DWS. Des moyens considérables (équipe de gestion dédiée, plateforme intranet, bureaux locaux, analystes locaux) ont été mis en place afin de suivre efficacement les valeurs des pays « BRIC ».

Les performances du fonds peuvent être comparées à l’indice MSCI BRIC (dividendes réinvestis).

Infos clés :

• Période de commercialisation :
  29 mars 2005
• ISIN : LU0210301635
• Horizon de placement : >5 ans
• Nature du fonds : Sicav
• Actifs : 2 323,48 M€ au 25/11/2009
• Devise : Euro
• Affectation des revenus : Capitalisation
• Éligible au PEA : Non
• Éligible à monabanq. vie : Non
• Éligible à monabanq. vie Premium : Non
• Droits d'entrée : 0 % actuellement
• Droits de sortie : 0 %
• Frais de gestion maximum : 1,5 %


Consultez le prospectus Consultez le reporting

  • Interview




Thomas GERHARDT

Gérant du fonds DWS Invest BRIC Plus

  • 1 Tout d’abord, pouvez vous nous en dire plus sur DWS Investments ?
    Lire

    DWS Investments est la filiale de gestion et de distribution des fonds ouverts (ou OPCVM) de la Deutsche Bank. Elle est la plus importante société de gestion d’Allemagne. En Europe, DWS occupe la 4ème place avec 154 Milliards d’euros(1) sous gestion et figure dans la liste des 10 meilleures sociétés de gestion dans le monde(2) avec 256 Milliards d’euros sous gestion.
    Fondée en 1956, DWS Investments couvre l'ensemble des marchés stratégiques en Europe. Au cours des dernières années, la société de gestion a élargi son champ d'activités vers les Etats-Unis, l'Asie-Pacifique et le Moyen Orient. DWS Investments détient un savoir faire exceptionnel sur tous les marchés et classes d’actifs. Son réseau international lui permet d’identifier très tôt les grandes tendances, et ainsi détecter les investissements les plus prometteurs. En proposant le bon produit au bon moment, DWS transforme des conditions de marché en véritables opportunités d’investissement. Notre position de leader, renforcée par les notations d’agences indépendantes et la constance des récompenses que nous recevons, confirme le succès durable et la performance DWS.

    (1) Lipper FMI, September 30, 2009; incl. DB products
    (2) Lipper FMI (Europe), Simfund (US, Asia, Australia); September 30, 2009. European figures incl. DB products

  • 2 Pourquoi avoir voulu créer un fonds investi sur les pays « BRIC » ?
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    Nous pensons fondamentalement que les marchés émergents sont en bien meilleure « santé » que la plupart des marchés dits développés comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni et quelques autres pays Européens. Ces derniers doivent s’attaquer à des problèmes structurels qu’ils mettront des années à résoudre ; ils sont confrontés en même temps à l’augmentation du déficit budgétaire, du taux de chômage, de l’endettement d’une partie de la population due à l’immobilier et la baisse des taux d’épargne… (et cette liste n’est pas exhaustive). Tous ces facteurs pèsent lourdement sur la croissance actuelle et future de la consommation. A l’inverse, des pays émergents tels que le Brésil, l’Inde et la Chine disposent d’un coût de la vie bas et d’un taux d’épargne élevés : le potentiel de croissance de la consommation est donc immense. Néanmoins, à court terme, nous sommes conscients que les marchés BRIC peuvent souffrir de mouvements de capitaux d’investisseurs, qui s’attendent au retour de la croissance positive des Etats-Unis et de l’Europe. Sur le long terme, nous sommes tout de même très confiants sur la sur-performance des marchés émergents.

  • 3 Dans un contexte de crise, quel jugement portez-vous sur les pays de la zone BRIC, en comparaison aux pays développés ?
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    Nous sommes persuadés que les marchés émergents feront mieux à long terme que leurs homologues des pays développés. Quand on regarde les pays les plus industrialisés, on remarque qu’ils font face à de grands défis structuraux tels que le taux de chômage, la hausse des déficits publics ou encore des taux d’épargne bas. Les marchés émergents sont plus aptes à sortir des crises actuelles et cela n’est pas seulement lié à l’augmentation des échanges économiques entre pays émergents (la Brésil est, par exemple, devenu le premier fournisseur de matières premières de la Chine).
    Les échanges commerciaux « intra pays émergents » n’ont pas cessé de croître sur les 7 dernières années. Ils sont passés de 37% en 2000 à 48% en 2007. Parallèlement, les pays émergents se sont nettement affranchis de l’économie américaine, dont la proportion a chuté de 27% en 2000 à 18% en 2007. Dans le cas de l’Asie, il est même intéressant de souligner que le niveau d’endettement des entreprises a été réduit de moitié depuis la crise de 1997. Elles peuvent d’autant mieux résister aux aléas de la demande externe.

  • 4 La zone BRIC n’est elle pas trop restrictive ? Pourquoi ne pas inclure des pays comme la Corée du Sud, l’Afrique du Sud, Taiwan ou Singapour ?
    Lire

    La zone BRIC joue un rôle pivot dans notre stratégie. Ces 4 pays représentent à eux seuls 25% de la surface du globe et 40% de la population mondiale. A l’exception de la Russie, le « quartet » a été le moteur de la récente reprise économique mondiale. Depuis 2007, en variation annuelle, les pays de la zone BRIC connaissent une croissance de consommation des ménages la plus forte depuis 1996, ce qui illustre bien le potentiel débordant de ces économies. DWS Invest BRIC Plus peut néanmoins investir dans d’autres pays en fonction de leur potentiel et de leur capacité à sur-performer (Singapour par exemple) : c’est l’explication du « Plus » du nom du fonds. Au final, au moins 70% de nos placements doivent être réalisés dans des actions d’entreprises ayant leur siège ou leur activité dans la zone BRIC. Au maximum les 30% restants peuvent être investis dans des actions d’autres pays émergents.

  • 5 Quelle est votre philosophie de gestion du fonds DWS Invest BRIC Plus ?
    Lire

    Pour nos portefeuilles Pays Emergents et plus spécifiquement BRIC, nous essayons d’identifier des secteurs qui sont encore peu développés et qui offrent de bonnes opportunités de croissance. C’est ce que nous appelons l’approche d’investissement thématique ; ces thèmes sont par exemple la croissance de la consommation ou les infrastructures. Au sein de ces secteurs, nous essayons d’identifier les sociétés les plus prometteuses, celles qui ont le plus de chances de devenir de futurs leaders. La question que nous nous posons toujours est : « dans les 10 ans à venir voire moins, cette société comptera-t elle toujours autant voire plus ? ». Nous essayons d’identifier des sociétés ayant une bonne récurrence de chiffre d’affaires, une marque forte et un avantage concurrentiel sur les coûts de production. Dernier point mais pas le moindre : nous évaluons la valorisation de ces sociétés à croissance forte, car le prix que nous payons aujourd'hui détermine le rendement que nous aurons demain. La valorisation doit donc être raisonnable. Une autre partie de notre analyse porte sur les secteurs ou entreprises délaissées par les investisseurs, en identifiant les déclencheurs qui pourraient les faire changer d’attitude.

  • 6 Accordez-vous une part d’investissement prédéfinie par pays ou est-ce flexible ?
    Lire

    En pratique, l’objectif du fonds est d’investir en général un minimum de 70% en actions issues des BRIC. Chacun des quatre pays doit avoir une pondération minimale de 10% du portefeuille. La conséquence est que nous n’investissons généralement pas en part égale sur les quatre géants : alternativement, nous sur-pondérons / sous-pondérons certains pays en fonction de leur situation macro-économique, de leurs valorisations, et surtout de notre approche thématique. A titre d’exemple, en fin d’année dernière, nous avions sur-ponderé les infrastructures chinoises pour jouer l’effet des efforts budgétaires annoncés lors du 4ème trimestre. Le pic étant atteint dans ce secteur, nous repositionnons actuellement notre portefeuille sur d’autres relais de croissance : les valeurs de consommation (ou biens durables) et l’immobilier. Lors de la Conférence de Pékin (Central Economic Work Conference) qui a eu lieu il y a quelques semaines, le gouvernement chinois a annoncé « sa volonté de préserver le rythme de croissance des investissements, en menant à bien les projets en cours et en contrôlant de façon stricte les nouveaux ». La consommation intérieure reste donc une priorité. Il s’agit ici d’un message clair de leur détermination à passer d’une économie planifiée à une société plus axée sur la consommation. Un autre exemple est celui du Brésil ; nous jouons la reprise économique mondiale par les matières premières (que fournit ce pays). Nous misons aussi sur la demande intérieure brésilienne par des valeurs liés à l’immobilier et bancaires (nous attendons une demande accrue des prêts à la consommation).
    Concernant la répartition géographique à fin novembre, le fonds était investi à 31,9% en Chine (y compris Hong Kong). Venaient ensuite le Brésil avec 28,7%, l’Inde avec 14,5% et 14,4% pour la Russie. Le reliquat était investi hors zone BRIC.

  • 7 Comment choisissez-vous les entreprises dans lesquelles vous investissez ?
    Lire

    Comme nous l’avons déjà évoqué, notre approche thématique se fonde sur l’identification précoce des opportunités de croissance. Notre capacité de sélection des titres en portefeuille (ou stock picking en anglais) nous permet ensuite d’identifier les entreprises leaders qui se démarquent en termes de qualité, de fidélisation client et/ou de contrôles des coûts.

  • 8 Votre fonds est-il totalement investi sur les marchés actions ?
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    Le fonds est quasiment tout le temps investi en actions. La trésorerie est généralement utilisée à la marge et comme un élément résiduel. En dehors de cela, le fonds peut investir sur des options, des contrats futures et des contrats swaps, uniquement à des fins de couverture.

  • 9 Comment gérez-vous la volatilité (plus forte dans les pays émergents que dans les pays développés) ?
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    Au sein de DWS, nous utilisons des logiciels puissants qui analysent en continu le ratio risque pris / performance générée. Cela nous permet de gérer activement la volatilité du portefeuille et les différents types de risques tels que le risque de change, le risque de marché...

  • 10 Y-t-il un risque de devise ?
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    Nous nous protégeons contre le risque de change de façon opportuniste en fonction de l'environnement de marché. Nous ne cherchons pas à performer sur les devises. Pour tous nos portefeuilles, notre couverture devises (s’il y en a) est renouvelée tous les 1 à 3 mois.

  • 11 Que pensez-vous du thème du « découplage » de la zone BRIC par rapport au pays développés ?
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    Dans un monde globalisé, nous y croyons partiellement. La forte croissance économique des marchés émergents et les nombreux problèmes financiers aidant, un découplage des marchés de capitaux a pu être observé. Alors que les économies de la zone Euro, des Etats-Unis et du Japon peinaient à retrouver une croissance positive, l’Inde surprenait récemment en publiant un taux de croissance très élevé et la Chine en augmentant ses prévisions de croissance.

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